Je suis à contre-courant de 20 siÚcles de principes judéo-chrétiens, mais tant pis : il ne faut pas souffrir pour réussir. Au contraire. Il faut miser sur ses talents et en faire des points forts.
Vous aurez droit Ă des reproches : « tu choisis la facilité », « tu nâas aucun mĂ©rite ». Laissez dire. Laissez Ă dâautres la morale, le sang, la sueur et les larmes.
Sâacharner contre ses points faibles, câest la meilleure façon de se planter. Vous dĂ©pensez une Ă©nergie folle pour des progrĂšs minimes. Et il ne vous reste plus de forces pour ĂȘtre performant lĂ oĂč vous Ă©tiez bon.
Prendre du plaisir Ă travailler nâest ni bizarre ni honteux. Câest malin. Parce que le plaisir va de pair avec lâĂ©nergie, la motivation et lâengagement durable dans lâaction.
Mais miser sur ses talents nâest pas une solution de facilitĂ©. Un talent nâest pas une rente : câest une richesse Ă faire fructifier. Il faut du boulot pour le convertir en atout professionnel.
Une anecdote tirée de ma carriÚre de skieur de bosses pour illustrer mon propos.
Je suis devenu champion du monde Ă 19 ans, grĂące Ă ma vitesse : câĂ©tait mon point fort n°1. Mais je faisais des fautes techniques et la technique, câest 50% de la note totale.
Jâai donc dĂ©cidĂ© dâamĂ©liorer ma technique pour rester au top.
CâĂ©tait impossible en skiant Ă une telle vitesse. Il fallait que je ralentisse. Et mĂȘme comme ça, il me faudrait des annĂ©es pour progresser vraiment.
Nano, mon entraĂźneur, mâa conseillĂ© une autre stratĂ©gie. Ă lâĂ©poque, je descendais une piste en 32 secondes. Il mâa demandĂ© de rĂ©duire mon chrono Ă 30 secondes. Quand jây suis parvenu, il mâa fixĂ© un nouveau temps : 28 secondes.
Pour moi, câĂ©tait le bonheur total de skier toujours plus vite, et jâai atteint ces 28 secondes en seulement quelques semaines. Ce jour-lĂ , Nano mâa dit : « objectif atteint : tu descends Ă une telle vitesse quâon nâarrive plus Ă voir tes fautes ! »
Ă lâinverse, la seule fois de ma carriĂšre oĂč jâai bossĂ© ma technique Ă fond, jâai perdu le goĂ»t du ski en un mois. Normal : jâavais calĂ© mes exigences sur mes lacunes. Je travaillais dans la souffrance et je progressais Ă peine.
NâamĂ©liorez que vos points faibles Ă©liminatoires. Par exemple en ski de bosses, sortir de la piste ou tomber. Ne vous obstinez pas sur les autres : capitalisez sur vos talents.
De mĂȘme, si vous managez une Ă©quipe, ne cherchez pas Ă corriger les faiblesses de vos collaborateurs. Ils vont perdre confiance, douter de leurs capacitĂ©s et pire, devenir moyens lĂ oĂč ils Ă©taient bons.
Votre mission, câest de trouver ce qui marche et dâĂȘtre exigeant lĂ -dessus. Vos collaborateurs sont dans leur zone de compĂ©tence : ils ont confiance en eux et progresseront vite.
Mieux, vous les installerez dans un cercle vertueux de motivation, dâĂ©nergie et de rĂ©ussite. Ils deviendront meilleurs lĂ oĂč ils Ă©taient moins bons. Sans mĂȘme que vous ayez Ă vous en occuper !
MOTIVATORÂź par Edgar Grospiron
Vous aurez droit Ă des reproches : « tu choisis la facilité », « tu nâas aucun mĂ©rite ». Laissez dire. Laissez Ă dâautres la morale, le sang, la sueur et les larmes.
Sâacharner contre ses points faibles, câest la meilleure façon de se planter. Vous dĂ©pensez une Ă©nergie folle pour des progrĂšs minimes. Et il ne vous reste plus de forces pour ĂȘtre performant lĂ oĂč vous Ă©tiez bon.
Prendre du plaisir Ă travailler nâest ni bizarre ni honteux. Câest malin. Parce que le plaisir va de pair avec lâĂ©nergie, la motivation et lâengagement durable dans lâaction.
Mais miser sur ses talents nâest pas une solution de facilitĂ©. Un talent nâest pas une rente : câest une richesse Ă faire fructifier. Il faut du boulot pour le convertir en atout professionnel.
Une anecdote tirée de ma carriÚre de skieur de bosses pour illustrer mon propos.
Je suis devenu champion du monde Ă 19 ans, grĂące Ă ma vitesse : câĂ©tait mon point fort n°1. Mais je faisais des fautes techniques et la technique, câest 50% de la note totale.
Jâai donc dĂ©cidĂ© dâamĂ©liorer ma technique pour rester au top.
CâĂ©tait impossible en skiant Ă une telle vitesse. Il fallait que je ralentisse. Et mĂȘme comme ça, il me faudrait des annĂ©es pour progresser vraiment.
Nano, mon entraĂźneur, mâa conseillĂ© une autre stratĂ©gie. Ă lâĂ©poque, je descendais une piste en 32 secondes. Il mâa demandĂ© de rĂ©duire mon chrono Ă 30 secondes. Quand jây suis parvenu, il mâa fixĂ© un nouveau temps : 28 secondes.
Pour moi, câĂ©tait le bonheur total de skier toujours plus vite, et jâai atteint ces 28 secondes en seulement quelques semaines. Ce jour-lĂ , Nano mâa dit : « objectif atteint : tu descends Ă une telle vitesse quâon nâarrive plus Ă voir tes fautes ! »
Ă lâinverse, la seule fois de ma carriĂšre oĂč jâai bossĂ© ma technique Ă fond, jâai perdu le goĂ»t du ski en un mois. Normal : jâavais calĂ© mes exigences sur mes lacunes. Je travaillais dans la souffrance et je progressais Ă peine.
NâamĂ©liorez que vos points faibles Ă©liminatoires. Par exemple en ski de bosses, sortir de la piste ou tomber. Ne vous obstinez pas sur les autres : capitalisez sur vos talents.
De mĂȘme, si vous managez une Ă©quipe, ne cherchez pas Ă corriger les faiblesses de vos collaborateurs. Ils vont perdre confiance, douter de leurs capacitĂ©s et pire, devenir moyens lĂ oĂč ils Ă©taient bons.
Votre mission, câest de trouver ce qui marche et dâĂȘtre exigeant lĂ -dessus. Vos collaborateurs sont dans leur zone de compĂ©tence : ils ont confiance en eux et progresseront vite.
Mieux, vous les installerez dans un cercle vertueux de motivation, dâĂ©nergie et de rĂ©ussite. Ils deviendront meilleurs lĂ oĂč ils Ă©taient moins bons. Sans mĂȘme que vous ayez Ă vous en occuper !
MOTIVATORÂź par Edgar Grospiron