Peut-on ĂȘtre Ă©colo mais pas donneur de leçons ?
Les fĂȘtes sont lâoccasion de raviver la grande douleur de lâĂ©colo de base : ne rien dire ou tenter dâouvrir le dialogue ?
Lorsque tout le monde se rassemble autour dâun bon foie gras
Lorsquâon parle des vacances prises Ă lâautre bout du monde
Lorsquâon Ă©voque les pistes cyclables qui rendent la vie de tonton infernale
Lorsquâon parle des normes environnementales qui compliquent la vie de tata cheffe dâentrepriseâŠ
On se dit que préserver la magie de Noël commencerait sûrement par savoir « la fermer » sur certains sujets.
Et on nâa pas forcĂ©ment tort de penser ça.
Ce quâil faut comprendre, câest que ce type de discussion met aux prises des Ă©motions antagonistes : dâun cĂŽtĂ©, celles de la personne qui sâest mise en empathie avec le calvaire du canard qui a fini en pĂątĂ©.
De lâautre, celles de la personne qui a peur quâon lui retire tous les petits plaisirs de la vie, et de façon gĂ©nĂ©rale quâon vienne lui dire comment vivre et comment ne pas vivre.
Ce qui est compliquĂ©, câest que lâĂ©colo est dans la position du « messager ».
Et on le sait, il y a eu une Ă©poque oĂč lâon coupait la tĂȘte du messager quand on nâaimait pas le contenu du message.
Factuellement, le canard a eu une vie Ă base de souffrances terribles, quâon nâimagine mĂȘme pas si on nâa pas vu ça de ses propres yeux.
Factuellement, un aller-retour en avion Ă lâautre bout du monde, ça explose le bilan carbone individuel.
Mais si on veut arriver Ă influencer les autres, il faut absolument Ă©viter dâaller sur le terrain de leurs Ă©motions/convictions personnelles.
Pour cela, le mieux Ă mon sens, est de ne jamais donner de conseils, mais simplement dâĂȘtre soi-mĂȘme exemplaire, et de parler de ses propres choix.
Quelques exemples :
Jâadore le foie gras mais je nâen mange plus. Je ne dis pas aux autres de ne pas en manger, je refuse simplement quand on mâen propose en expliquant pourquoi, mais sans entrer dans les dĂ©tails, et toujours avec une pointe dâhumour.
Mais je ne conseille jamais rien aux autres.
Parfois, je cuisine un plat du type « bolognaise » ou « lasagnes » vĂ©gĂ©tarien, mais sans prĂ©ciser que câest vĂ©gĂ©tarien (les questions viennent rapidement).
Je fais tout mon quotidien en vélo.
Je ne conseille Ă personne de faire pareil, et je ne dis pas Ă tonton que sa voiture pollue.
Par contre, lâair de rien, je fais savoir le nombre de kg que jâai perdu, le fait que les enfants adorent aller Ă lâĂ©cole en vĂ©lo cargo, ou encore le temps que jâai Ă©conomisĂ© grĂące Ă ce mode de transport.
La clef, câest de ne pas donner de conseils aux autres, mais de partager son expĂ©rience personnelle.
Parce quâil est contre-productif de se fĂącher avec les gens quâon aime.
Et quâon nâa pas forcĂ©ment envie, en plus dâĂȘtre angoissĂ©s par lâeffondrement environnemental, de se faire couper la tĂȘte parce quâon apporte un message dĂ©sagrĂ©able aux oreilles.
Les fĂȘtes sont lâoccasion de raviver la grande douleur de lâĂ©colo de base : ne rien dire ou tenter dâouvrir le dialogue ?
Lorsque tout le monde se rassemble autour dâun bon foie gras
Lorsquâon parle des vacances prises Ă lâautre bout du monde
Lorsquâon Ă©voque les pistes cyclables qui rendent la vie de tonton infernale
Lorsquâon parle des normes environnementales qui compliquent la vie de tata cheffe dâentrepriseâŠ
On se dit que préserver la magie de Noël commencerait sûrement par savoir « la fermer » sur certains sujets.
Et on nâa pas forcĂ©ment tort de penser ça.
Ce quâil faut comprendre, câest que ce type de discussion met aux prises des Ă©motions antagonistes : dâun cĂŽtĂ©, celles de la personne qui sâest mise en empathie avec le calvaire du canard qui a fini en pĂątĂ©.
De lâautre, celles de la personne qui a peur quâon lui retire tous les petits plaisirs de la vie, et de façon gĂ©nĂ©rale quâon vienne lui dire comment vivre et comment ne pas vivre.
Ce qui est compliquĂ©, câest que lâĂ©colo est dans la position du « messager ».
Et on le sait, il y a eu une Ă©poque oĂč lâon coupait la tĂȘte du messager quand on nâaimait pas le contenu du message.
Factuellement, le canard a eu une vie Ă base de souffrances terribles, quâon nâimagine mĂȘme pas si on nâa pas vu ça de ses propres yeux.
Factuellement, un aller-retour en avion Ă lâautre bout du monde, ça explose le bilan carbone individuel.
Mais si on veut arriver Ă influencer les autres, il faut absolument Ă©viter dâaller sur le terrain de leurs Ă©motions/convictions personnelles.
Pour cela, le mieux Ă mon sens, est de ne jamais donner de conseils, mais simplement dâĂȘtre soi-mĂȘme exemplaire, et de parler de ses propres choix.
Quelques exemples :
Jâadore le foie gras mais je nâen mange plus. Je ne dis pas aux autres de ne pas en manger, je refuse simplement quand on mâen propose en expliquant pourquoi, mais sans entrer dans les dĂ©tails, et toujours avec une pointe dâhumour.
Mais je ne conseille jamais rien aux autres.
Parfois, je cuisine un plat du type « bolognaise » ou « lasagnes » vĂ©gĂ©tarien, mais sans prĂ©ciser que câest vĂ©gĂ©tarien (les questions viennent rapidement).
Je fais tout mon quotidien en vélo.
Je ne conseille Ă personne de faire pareil, et je ne dis pas Ă tonton que sa voiture pollue.
Par contre, lâair de rien, je fais savoir le nombre de kg que jâai perdu, le fait que les enfants adorent aller Ă lâĂ©cole en vĂ©lo cargo, ou encore le temps que jâai Ă©conomisĂ© grĂące Ă ce mode de transport.
La clef, câest de ne pas donner de conseils aux autres, mais de partager son expĂ©rience personnelle.
Parce quâil est contre-productif de se fĂącher avec les gens quâon aime.
Et quâon nâa pas forcĂ©ment envie, en plus dâĂȘtre angoissĂ©s par lâeffondrement environnemental, de se faire couper la tĂȘte parce quâon apporte un message dĂ©sagrĂ©able aux oreilles.